Bourrée

Une femme de 22 ans est amenée en consultation par son petit ami qui a remarqué sa tendance à se faire vomir après les repas.

L'interrogatoire révèle qu'elle s'alimentait peu, allant même jusqu'à sauter des repas par moment. En outre, elle est prise de frénésie alimentaire environ deux fois par semaine, ce qu'elle regrette plus tard.

Elle fait de l'exercice physique de façon obsessionnelle, passant des heures à la salle de gym et évite de sortir avec ses amis ou d'aller en soirée, avec pour excuse sa volonté d'éviter la nourriture malsaine et par là, l’obésité.

Ces symptômes évoluent depuis 9 ans alors qu'elle était en surpoids et insatisfaite de son image corporelle.

Elle avait ainsi perdu environ 12 kg dans les mois qui suivirent, retrouvant un poids normal, mais sans pour autant arrêter son comportement, car ne se trouvant toujours pas assez "fine".

Elle a un cycle menstruel régulier de 28 jours et n'a pas d'autres antécédents médicaux personnels significatifs ; on retrouve une notion de dépression chez sa grand-mère paternelle.

Elle ne boit que socialement, ne fume pas et ne prend pas de drogues récréatives.

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Numération formule sanguine

Faits

GB : 6 200 / mm3 (4 000-11 000)
Hb : 12,3 g / dL (11-18)
Plaquettes : 200 000 / mm3 (150 000 à 400 000)
Bilan hormonal thyroïdien

Faits

TSH : 1,8 mUI / L (0,4 - 4,0)
T3 libre : 151 ng / dL (100 - 200)
T4 libre : 6,2 mcg / dL (4,5 - 11,2)
Profil métabolique

Faits

Les taux sériques de Na +, K +, Cl- , Mg ++ sont dans les limites des paramètres normaux
Urémie et créatininémie : taux normaux
Bilan hépatique : aucune anomalie décelée
Inventaire de Dépression de Beck

Faits

Inventaire de Dépression de Beck (IDB) score : 6/63 (absence de dépression)

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Fluoxétine
Thérapie cognitivo-comportementale
Hématinique
Antiémétiques